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 savoir doser la taille de ses mises

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FRANCKY

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MessageSujet: savoir doser la taille de ses mises   Lun 2 Avr 2012 - 23:31



Le "bet sizing" désigne au poker l'art d'ajuster le montant de ses mises en fonction des situations et de ses adversaires dans le but d'optimiser ses gains. Certains joueurs misent selon la force de leur main, d'autres misent systématiquement les deux tiers du pot, d'autres misent sans que cela semble être rationnel. Il y a pourtant une variété de tailles de relances et sur-relances qui permettent aux joueurs avertis de maximiser leurs gains et de minimiser leurs pertes.

Miser en fonction du pot et non de la force de sa main
Les joueurs débutants font souvent l'erreur de miser en fonction de la force de leur main : ils misent gros avec leurs bonnes mains et petit avec leurs mains faibles, donnant ainsi des informations à leurs adversaires sur les cartes qu'ils détiennent. Inversement, d'autres vont miser faiblement avec des mains très fortes pour être sûr d'être payé et miser fort avec leurs bluffs pour augmenter les chances de ne pas être payé, allant jusqu'à les rendre non profitables.

Toute mise faite au poker doit être faite non pas en fonction de la force de notre main, mais en fonction de la taille du pot. Il est courant d'entendre que si l'on ne sait pas combien miser, alors il faut miser les deux tiers du pot. Il existe toutefois des montants différents adaptés selon les situations, on peut alors voir des mises d'un tiers du pot, d'un demi-pot, des deux tiers, des trois quart ou à la hauteur du pot ou même des "overbets" (des mises supérieures à la taille du pot).

Miser le pot ou plus : Overbet
Il est intéressant de miser le pot ou plus quand on cherche à valoriser une bonne main dans une situation où il est probable que l'adversaire va souvent payer avec un moins bonne main. Par exemple, on a un brelan de 9 avec 9,7 et 8 sur le flop contre deux adversaires. Il est important ici de miser fort pour faire payer les nombreux tirages quintes et couleur possibles chez l'un des deux opposants.

Certains joueurs font aussi l'erreur de ne jamais miser plus que le pot, pourtant le no limit Hold'em n'est pas du pot limit Hold'em. Imaginons que l'on se retrouve avec avec une couleur au roi pour un pot de 30 big blinds et il nous reste 50 big blinds de stack effectifs. Miser 20 ou 25 big blinds serait sans doute une erreur créant un manque à gagner quand on est en tête. Si notre adversaire a la couleur à l'As et qu'il nous sur-relance all-in, nous ne pourrons plus passer et payeront perdants. En revanche, s'il a une couleur inférieure (voire même une suite, un brelan ou une double paire à l'As selon le profil de l'adversaire en question), il peut être enclin à suivre un all-in de 50 big blinds aussi souvent qu'une mise de 25 big blinds.

Miser la moitié du pot ou moins : Underbet

Dans de nombreuses situations, il est préférable de miser faiblement relativement à la taille du pot. Par exemple, si vous faites un continuation bet au flop contre un adversaire serré et passif, il est généralement inutile de miser plus de la moitié du pot. S'il n'a rien touché, cela suffira à prendre le pot et s'il a touché quelque chose, il vous le fera "savoir" en suivant ou relançant sans que vous ayez besoin de risquer plus.

On peut aussi miser faiblement lorsque l'on fait un "suckbet", comme miser un tiers du pot sur un board avec quatre cartes de la même couleur. S'il s'agit d'un bluff, le montant risqué est moindre et s'il s'agit d'un valuebet, il sera plus souvent payé par des mains qui n'aurait probablement pas payé une plus grosse mise.

Le bet sizing préflop : la taille des relances et sur-relancesLes situations évoquées ci-dessus relèvent toutes de situations post-flop, mais il est aussi important de faire des mises préflop de tailles cohérentes, parce que jouer post-flop revient à jouer pour le pot construit préflop.

Plusieurs techniques existent. Certains joueurs ont l'habitude de miser systématiquement 3 big blinds (parfois quatre) plus 1 big blind supplémentaire pour chaque limper avant eux. D'autres joueurs font varier le montant de la relance selon leur position. Par exemple 4 big blinds en début de parole, 3 big blinds en position intermédiaire et 2,5 big blinds en fin de parole.

En tournoi, les joueurs optent pour des relances pré-flop moins importantes de 2,5, 2,2 ou même 2 fois le montant de la big blind. En début de tournoi, cela permet de joueur "small ball" en entrant dans beaucoup de pots à bon marché et, en fin de tournoi, de risquer une moins grosse portion de son tapis pour un résultat identique à une relance plus forte.

Les sur-relances préflop
La taille des sur-relances préflop est également un élément important à prendre en considération. Par exemple, un joueur loose relance en position intermédiaire et un autre joueur passif suit. Vous décidez de faire un "squeeze" au bouton avec une sur-relance pour remporter le pot préflop immédiatement. Il sera préférable de sur-relancer assez fortement, au moins trois fois le montant de la première relance, sans quoi vous risquez d'être suivi par l'un des deux, voire les deux joueurs. Inversement, si un joueur relance au bouton et que vous décidez de sur-relancer depuis les blinds, un 3-bet de 2,5 fois sa relance sera souvent suffisant. Cela permet de valoriser ses bonnes mains et de limiter les risques lorsque vous faites simplement un "resteal" avec une main marginale.

Il en va de même lorsqu'il s'agit de faire un 4-bet. Selon les situations, il est préférable de "4-bet small" (environ 2,5 fois le montant du 3-bet) et parfois de "4-bet big"en poussant directement all-in. Il est profitable de 4-bet all-in contre les joueurs qui 3-bet trop souvent (15% ou plus de leurs mains) mais ne suivent ensuite qu'avec des premiums (AA-TT, AK). L'argent récolté les fois où vous gagnez compensera l'argent perdu les fois où vous êtes suivi par une meilleure main.

Bien sûr, si le joueur en question réagit de la même façon face à un 4-bet d'environ 2,5 fois son 3-bet, alors il est encore plus rentable de 4-bet small que de 4-bet all-in. Autrement dit, si un joueur 3-bet trop souvent, call ou ne relance qu'avec des premiums (il ne 5-bet jamais light), alors le 4-bet small est préférable au 4-bet all-in.


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